L’ESPE de Bourgogne est un cas isolé dans le panorama des ESPE.

mardi 12 novembre 2013
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L’ESPE de Bourgogne est un cas isolé dans le panorama des ESPE.
Si celle-ci est une composante de l’université de Bourgogne et n’a pas d’autres universités partenaires, la réforme a conduit l’université de Bourgogne à construire son dossier d’accréditation en associant, pour la composer, l’ex-iufm dit département MEEF, le département sciences de l’éducation, l’IUP Denis Diderot et le CIPE (centre d’innovation pédagogique qui a pour mission l’évaluation des formations ainsi que la mise en place d’actions de formation pour les enseignants du supérieur).
Le pôle est donc orienté sur la formation, l’éducation, l’enseignement et la culture, mais évidemment, à l’heure actuelle, rien n’est fédéré tant pour ce qui concerne les formations, que pour les fonctionnements. Des mondes étrangers l’un à l’autre que quelques réunions, qui commencent à se tenir sous l’égide de l’administration provisoire, tentent de rassembler.
Le cas de figure n’a sans doute pas été prévu dans les grands ministères et, sans se connaître, sans culture professionnelle partagée, les personnels ont été invités à la veille des vacances à constituer des listes à parité homme/ femme, qu’on aurait osé espérer, a minima, refléter la pluralité de ces départements, comme - puisque le cadre l’indique - la pluralité des formateurs des UFR, effectuant plus de 48h de service pour l’ESPE.
Un changement si radical de fonctionnement ne peut faire se rejoindre des planètes si éloignées dans un délai si court. Et nous votons pour des mandats de cinq ans !
Les listes ont été déposées, ce jeudi, elles viennent d’être communiquées aujourd’hui alors que les étudiants votent demain, en pleine période de stage, les personnels après-demain.
Où peut donc se loger une quelconque campagne ?
Les listes apparaissent aussi variées qu’il y a de départements, mais dans le lot une seule couleur syndicale et une seule profession de foi, celle de la FSU-snesup pour les collèges B-C-D.
Un collège déjà ne pourra pas pourvoir ses deux sièges puisqu’une seule liste FSU, incomplète, est présentée, portée par un PEMF-DEA. Un PEMF-DEA que ses collègues de même statut ne pourront pas élire, car après leur demande d’inscription sur les listes faites en catastrophe, après quinze jours de vacances, certains déjà ont obtenu la réponse : n’effectue pas les 48h de service exigé (le texte dit pour ce collège : un quart de service, l’interprétation de l’Ub s’est transformée ici en 48 htd).
Face à la réalité de l’engagement des PEMF ou DEA dans la formation initiale des M1, des M2, des FSTG - qui eux ont été d’office inscrits sur les listes étudiants - c’est évidemment un déni et d’une totale incohérence par rapport aux ambitions affichées notamment par Mr Peillon. N’insistait-il pas sur la conception d’une formation professionnelle des enseignants nourrie des savoir-faire des "professionnels de terrain" ? Comment est-elle là prise en compte alors qu’elle existe et existait déjà pleinement. Totalement incohérent également lorsqu’on évoque le statut et le rôle des PEMF dans la formation initiale qui feraient référence pour définir un statut des formateurs-tuteurs de "terrain" pour le second degré, plus articulé à la formation universitaire.
Autre dysfonctionnement apparu ce jour. Les personnels des médiathèques n’ont pas été inscrits sur les listes. Une demande d’inscription provenant d’une personne du département MEEF a conduit à ce que tous ceux travaillant dans ce département puissent voter, mais au vu de la demande et de la réponse tardive, ils n’ont pas pu se présenter comme candidat. Il se pourrait par ailleurs que d’autres personnels BIATSS de médiathèque, attachés aux autres départements, n’aient pas pu se présenter.
Un désordre total donc, une représentation des personnels qui ne reflète pas la complexité de cette belle fleur (suivant le "concept initial’ trouvé par le président de l’université), une perte assurément de représentation syndicale mais des "candidatures spontanées" sur des listes sans profession de foi, des formateurs de terrain, cités pourtant dans le dossier d’accréditation, sans lesquels le master ne pourrait se réaliser, qui se retrouvent privés de vote, ni électeurs ni éligibles, voici le contexte de ces élections à l’ESPE de Bourgogne.
Pour finir par une note florale, rappelons qu’en Bourgogne on n’apprécie peu les vins d’assemblage.

ESPE de Bourgogne
Le 12 novembre 2013