Cas d’une ex-contractuelle, admissible en juin

jeudi 5 décembre 2013
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Cas d’une ex-contractuelle, admissible en juin
Contractuelle pendant au moins 5 ans dans le privé, elle aurait droit à toucher le chômage. Cet été, admissible au capes de philo, elle se rend à la réunion d’information où on lui explique que si elle choisit de faire ce stage en lycée, elle touchera son salaire de mi-temps qui sera complété par l’assurance chômage (là, on est fin août, donc après la circulaire ministérielle du 5 août qui dit tout le contraire). Ayant déjà tant d’années d’expérience de l’enseignement de sa matière, elle n’avait aucun besoin de faire cette année de stage et elle n’est pas folle, si elle avait été correctement informée de sa perte de revenus, elle n’aurait évidemment pas signé son contrat !
Résultat : elle vit avec un salaire de mi-temps mais ayant eu des revenus l’an passé, elle n’a droit à aucune aide (pas de sécurité sociale étudiante, pas d’allocation logement, elle a des impôts à payer, etc.) et reste donc 60 cts/jour pour vivre et notamment manger. Elle est dégoûtée, se sent méprisée par l’institution qu’elle représente devant ses élèves, réduite à la précarité et à la mendicité (elle va obtenir une aide de l’AS du rectorat mais pour 2 mois seulement et peut-être une aide de la CAF mais on est déjà en décembre et il faut le temps que ça se mette en place). Si elle démissionne, elle n’aura plus de droit au chômage de toute façon. Comment peut-elle dans ces conditions préparer sereinement son M2 et réussir son oral de concours ? Quelle arnaque pour des gens qui ont gagné par leur travail et leurs cotisations un droit au chômage de se voir refuser l’indemnisation au prétexte qu’ils touchent une demi-solde de débutants. Quel mépris pour les contractuels.

ESPE de Poitiers
Le 5 décembre 2013