La rentrée d’une contractuelle admissible

jeudi 19 septembre 2013
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La rentrée d’une contractuelle admissible
D’abord, les contractuels n’ont connu leur niveau de classe qu’à la pré-rentrée. La précipitation avec laquelle l’administration nous a communiqué les différentes informations était choquante. J’ai été bien accueillie dans l’équipe et par la directrice mais je me suis sentie « boulet ». J’ai passé la concertation de pré-rentrée à essayer de comprendre, c’était une situation plutôt angoissante. Certains contractuels n’ont même pas la représentation de ce qu’est une classe ! La préparation de la classe me pose problème : fiches de préparation, pertinence de tel ou tel dispositif, séquence d’apprentissage bien construite… autant de savoirs et gestes professionnels qui demandent une formation que je n’ai pas.
L’ESPE a organisé une demi-journée consacrée aux retours de prise en main de classe. Mais concernant notre pratique de classe, nous n’avons pas de tuteur. On demande implicitement aux directeurs de jouer ce rôle. Or, ils n’ont pas le temps.
En fait, on fait le constat qu’on peut arriver en classe sans formation puisqu’on nous met dans cette situation. Donc on se dit qu’on va tenir l’année, même si on fait du sale boulot… Il y a trop d’incertitudes, c’est l’aventure.
Le plus dur est de gérer ma culpabilité vis-à-vis de la directrice que je remplace car je lui prends du temps et elle n’en a pas. Je m’interroge également sur la qualité de l’enseignement qui va être dispensé en M2 par l’ESPE car le volume horaire de formation est assez bas.
Ce contrat nous a été vendu comme prévoyant de l’aide et une formation. Certains n’auraient peut-être pas signé en connaissance de cause. Quelques-uns ont quitté
leur travail pour s’investir dans cette formation qui finalement n’en est pas une.

ESPE Toulouse
Le 19 septembre 2013