Témoignage stagiaire PLP

dimanche 16 novembre 2014
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Stagiaire PLP lettres-histoire et étudiante en M2 MEEF, j’aborde une année particulièrement difficile d’un point de vue charge de travail.

De nombreux écrits réflexifs et un mémoire sont attendus tout au long de l’année... Les modalités d’évaluation de ces écrits ne nous ont pas encore été révélées promettant ainsi un pic de travail des plus inquiétants. Tout cela, bien entendu, en maintenant les préparations de nos 9 h de cours (3 niveaux).

J’ai appris, il y a quelques semaines, que l’on devra valider une unité de M2 portant sur l’enseignement en langue étrangère (il m’est fortement suggéré de choisir anglais malgré moi ou bien dois-je moi-même trouver quelqu’un apte à m’évaluer). J’ai fini par accuser le coup et je me prépare à cette UE qui finalement ne sera qu’une expérience supplémentaire.

Mais aujourd’hui, j’ai vraiment la sensation de tomber de Charybde en Scylla ! L’ESPE vient de nous apprendre que l’on va devoir effectuer un stage de 15 jours en entreprise. Cette modalité concerne tous les stagiaires et pas seulement les étudiants. Nous accompagnerons nos élèves en PMFP et tenterons d’en tirer un intérêt didactique que l’on présentera dans un rapport. Accompagner un élève dans son entreprise me semble problématique : perte de crédibilité vis-à-vis de l’élève et de l’entreprise qui nous verront très rapidement désœuvré je le crains, l’élève pourrait avoir également l’impression d’être lourdement évalué au cours de sa PMFP. Mais là n’est pas le plus préoccupant à mes yeux ; ce qui m’inquiète et ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est pourquoi y consacrer quinze jours (même si cela est en plusieurs fois). Où va-t-on trouver le temps d’aller en perdre ? Deux jours seraient amplement suffisants.

J’ai été contractuelle, l’année dernière je faisais 21h /semaine, je n’ai pas peur de travailler les week-ends et tard le soir mais je suis humaine, j’ai une famille…

Je ne refuse pas les modalités d’évaluation ou de titularisation mais j’aimerais que les concepteurs des plaquettes des formations des enseignants stagiaires aient en tête la charge de travail demandé et réalisent qu’un stage de quinze jours en entreprise représente une perte majeure de notre si précieux temps.

De plus, d’un point de vue administratif, cela va imposer d’avoir des conventions de stage (sauront-ils eux-mêmes gérer cela ?) et qui s’en occupera l’ESPE, notre établissement ? Et surtout, je doute que l’on soit défrayé pour nos déplacements.

Je ne suis pas sûre que vous puissiez faire quelque chose pour nous… mais il me semblait intéressant que vous soyez informé de cette modalité de titularisation.

Si vous décidez de faire suivre ce présent mail, j’aimerais rester anonyme.

Cordialement