Motion intersyndicale des élus au Conseil d’école de l’ESPE de Nantes

vendredi 20 juin 2014
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Inquiets des conditions de préparation de la rentrée 2014 pour les enseignants et les étudiants, l’intersyndicale des élus (FSU – SGEN-CFDT – UNSA) au Conseil d’école de l’ESPE de Nantes ont organisé une Assemblée des personnels de L’ESPE qui s’est tenue le 18 juin pour évoquer ces questions. L’Assemblée générale à voté la motion suivante :

Les personnels de l’ESPE, réunis le 18 juin à l’appel de l’Intersyndicale dénoncent les conditions dans lesquelles se préparent la rentrée 2014 :

  • Maquettes de master 2 ré-élaborées dans l’urgence, et à l’aveugle des effectifs à venir,
  • Suppression de moyens de formation imposant d’intégrer dans les nouvelles maquettes à coût constant, des heures de suivi de stage ou de mémoire précédemment en sus des maquettes d’enseignement, et d’intégrer des heures de repréparation aux concours de recrutement en master 2,
  • Hausse des seuils de dédoublement des UE en TD et des TD (on passe de 26 à 36 et de 13 à 18) soit une augmentation de 50 % des seuils d’effectifs antérieurs, détérioration des conditions de travail et d’étude,
  • Baisse des rémunérations : les heures complémentaires TP seront payées au taux de 0,66 de l’heure TD.
  • Baisse des rémunérations dans les mêmes conditions pour les enseignants vacataires dont on aura cruellement besoin,
  • Allongement de l’année universitaire de travail (les seules vacances de l’année scolaire respectées sont celles de Noël, une semaine seulement pour les autres périodes de congés et pas toujours en phase avec les choix des autres composantes).
  • Contraintes de plus en plus inconciliables d’objectifs et d’emploi du temps pour les étudiants et leurs enseignants (master 2 sur 2 journées, avec des étudiants en responsabilité à mi-temps dont on pressent la charge de travail, et étudiants de M2 repréparant les concours...).
  • Augmentation incessante des charges de travail de tous les enseignants : préparer les étudiants à leur master, préparer les étudiants aux concours de recrutement, les aider à se professionnaliser et bientôt participer à l’évaluation dans le cadre de la certification. Des injonctions à prendre en charge de nouveaux impératifs : co-tutorat, co-travail avec les tuteurs, objets communs à définir et instruire, au mieux 2 visites en école ou EPLE, etc.
  • Augmentation insupportable des tâches des responsables de parcours :
    Conception et négociation dans un contexte très contraint des maquettes de master, rédaction des livrets pédagogiques, organisation des équipes d’intervenant acceptant les contraintes de la formation MEEF ; élaboration et négociation des emplois du temps, gestion au fil de l’année des modifications de l’emploi du temps ; coordination des équipes du master (ajustement, cohérence, évaluations...) ; relations avec les autres composantes disciplinaires ; relations avec la scolarité de l’ESPE pour les stages, recherche de solutions pour le placement en stage lorsque le rectorat fait défaut ; rendez-vous individuels avec les étudiants tout au long de l’année (réorientation, problèmes en établissement, problèmes personnels, etc.) ; organisation des deux sessions d’examens (sujets, salles, calendrier, convocations) ; collecte, vérification, rectification des notes, des PV de jury ; participation aux différentes réunions : examens des dossiers de candidatures, commission de validation des acquis (juillet, août), rédaction des avis, réunions de rentrée imposées, commissions de jury pour les deux sessions d’examen plus la session de premier semestre, participation (si ce n’est organisation) des 3 niveaux de Conseils de perfectionnement...

Inquiets devant le constat que :

  • La rentrée ne pourra se faire avec le nombre d’enseignants actuellement en poste,
  • Les étudiants ne pourront pas bénéficier de l’ensemble des enseignements prévus dans les maquettes de formation.
  • Les contraintes d’emploi du temps, de salles ne sont pas sérieusement anticipées (cumul des groupes sur les mardis et mercredis) avec des effectifs parfois supérieurs aux capacités des salles disponibles.

Posent les exigences suivantes :

  • Tous les services prévisionnels des enseignants doivent être établis avant le 13 juillet.
  • Tous les besoins complémentaires en enseignants doivent être financés et recrutés avant le 1er septembre.
  • Les départs des collègues enseignants, Biatss et ITRF (retraite, mutation) doivent être remplacés de façon pérenne.
  • Tous les calendriers et disponibilités des salles doivent être clarifiés :
    Toutes les heures d’enseignement perdues en début d’année seront irrécupérables par la suite.
  • Aucun enseignant vacataire ne peut être rémunéré en deçà de l’HTD pour une formation à bac +5.
  • Les 4 heures de suivi par étudiant actuellement actées dans les maquettes ne permettront pas d’assurer 2 visites, des RV personnalisés, des ateliers de stages, du co-travail avec les tuteurs, du suivi individualisé de mémoire... Une augmentation significative des heures de suivi est indispensable pour répondre positivement aux préconisations.
  • Toutes les tâches nouvelles imposées aux enseignants devront faire l’objet d’une prise en compte dans les services à la hauteur du travail demandé.
  • La mission de Responsable de parcours doit faire l’objet d’une revalorisation importante.

Décident pour maintenir une formation de qualité et un travail efficace et serein :

  • aucun enseignant n’intégrera dans son service des heures complémentaires, seules les heures statutaires seront effectuées. Le service prévisionnel doit être défini et signé avant la fin de l’année universitaire.
  • après cette fin d’année universitaire (13 juillet), il n’y a plus de responsable de parcours en fonction, donc plus d’interlocuteur pour préparer la rentrée. Ces missions seront à nouveau honorées lorsqu’elles auront été revalorisées.

Texte adopté à l’unanimité, moins 1 voix.

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