La situation à Créteil

samedi 24 mai 2014
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A Créteil, situation des actuels M1 qui n’auraient pas le concours

pour le second degré, la plupart ont prévu de ne pas terminer leur M1 pour pouvoir représenter le concours en étant toujours en M1 l’année prochaine.

S’ils obtiennent leur M1, ils passent en M2, et s’ils souhaitent repasser le concours (en fait le cas des réorientations n’a pas vraiment été abordés, pas de demande pour lors des étudiants), cela signifie empiler
- la préparation du concours en suivant les cours du M1 (cas singulier de l’histoire géo : toutes les questions seront nouvelles l’année prochaine, alors qu’habituellement il y a une rotation par moitié chaque année ; les candidats sont furieux, aucune possibilité de réinvestir l’année prochaine au moins une ou deux des questions préparées cette année),
- un stage de pratique accompagnée
- deux UE spécifiques du M2 (approfondissements disciplinaires dans le cadre des programmes du secondaire ; et analyse des pratiques en stage de PA) Ces deux UE devraient être à part des UE des M2 pour fonctionnaires-stagiaires, mais il faudrait peut-être mutualiser toutes ces UE (coût !), bref pas clair encore.
Nous ne savons pas ce que devient l’initiation à la recherche dans ce cadre.
De toutes les façons, face à ce programme pantagruélique, les étudiants ont prévu d’éviter la situation.
Cette tactique ne vaut que pour ceux qui seront collés dès l’admissibilité (résultats en mai ou tout début juin). Pour ceux qui iront passer les oraux, difficile pour eux d’attendre les
résultats de l’admission pour se présenter ou ne pas se présenter à un examen du M1 !

pour l’ensemble des M2, nous avons un énorme problème : nous sommes dans l’incapacité de mesurer les flux (sans doute jusqu’au mois d’août) puisque les lauréats des concours font des vœux à l’échelle de l’Ile de France.
On connait le nombre de « postes berceaux » par académie mais pas encore l’université d’origine de ceux qui seront affectés sur ces berceaux et donc l’endroit où ils suivront leur formation.
On peut faire des hypothèses, mais on ne connaitra nos effectifs et on ne pourra organiser les groupes qu’à la rentrée.

pour le premier degré,
S’ils ont leur M1 les collés au concours passent en M2 et sont confrontés aux mêmes calculs tactiques que dans le second degré…
S’ils vont en M2,
- ils suivront les options recherche du M2,
- feront un stage de pratique accompagnée de 8 semaines avec un PEMF
- des UE de didactique de la polyvalence (fonctionnent par équipe, compléments disciplinaires répartis dans des proportions très variables)
Reste des choses pas claires encore : certaines autres UE sont liées à la pratique du stage en responsabilité, or ces M2 seront en pratique accompagnée et non en responsabilité. Bref, du flou encore. Notre estimation : 80% des flux attendus devraient être des M2 ayant le concours.
Pour les étudiants qui auraient déjà un master, seraient inscrits en M2 MEEF (?) (alors que dans le second degré ils seront en AEU (=Attestation d’études universitaires, formule qui permet de suivre les mêmes cours que tel ou tel diplôme national mais sans être inscrit formellement dans ce diplôme(au même tarif avec UE Recherche et UE liées au stage en responsabilité).
Le Conseil d’ESPE étant jeudi, on devrait bientôt y voir plus clair.

le modèle économique :
L’ESPE / l’université financent depuis des années les formations pour le rectorat ainsi que la Formation Continue. Le rectorat n’a pas de sous. L’université râle et rouspète, les collègues des UFR de plus en plus, mais pour l’instant l’université ne se désengage pas. Il y a donc besoin d’un budget fléché pour l’ESPE et le rectorat ! (c’est le même ministère, ils pourraient arrêter de se renvoyer la balle !)

les visites :
Les besoins en postes dans les ESPE sont aussi liés à l’explosion du nombre des visites nécessaires.
le rectorat sollicite à nouveau fortement l’ESPE, notamment dans le second degré, car il n’a tout simplement pas les moyens de les faire.
Dans le premier degré, nous ne ferons pas de visites de PES de la session exceptionnelle (au-delà du M2) : nous n’avons pas les moyens. C’est une cohorte bien mal traitée (quand on pense aux conditions de stage cette année des M2 PE en stage massé : ils ont été des pompiers volants de remplacement + et ont eu une année de M2 très chargée avec les oraux + le M2 ; et pour finir, ils sont à plein temps l’année prochaine)
Pour le second degré, le rectorat demande d’assurer les visites des certifiés et de constituer les dossiers pour l’Examen de qualification professionnelle (EQP). C’est un retour à une situation type PLC2 dans les ex-IUFM.

COMUE : chantier.
En cas de COMUE, l’ESPE se trouverait transversale à 3 COMUE (Paris Est, Paris Lumières, SPC), qui travaillent d’ailleurs avec les deux autres ESPE (Paris et Versailles). Imbroglio en perspective.
L’ESPE risque de se retrouver 5e roue du carrosse, totalement tiraillée alors qu’un équilibre relatif avait été atteint à l’échelle de l’académie entre l’ESPE et les 4 universités, co-habilitation dans un cadre peu satisfaisant mais co-habilitation quand même. Ce-disant, tout ne va pas bien dans l’ESPE, à commencer par la composition du conseil de l’ESPE où les élus sont toujours minoritaires.