Le malaise des futurs profs à Toulouse

lundi 17 mars 2014
popularité : 50%

Le malaise des futurs profs

voir l’article de la Dépeche

Les étudiants de l’École supérieure du professorat et de l’éducation (ESPE) sont en colère et ce n’est pas d’aujourd’hui. Voilà quinze jours, ils avaient interpellé les passants dans la rue (avenue de Muret) au sujet de leurs conditions de formation, plus que moyennes aux dires de certains d’entre eux. Mardi, ils ont profité de la mission sénatoriale pour redire leurs grosses inquiétudes face à l’avenir.

« La réalité des étudiants de l’ESPE dans l’académie de Toulouse est toute autre que la formation de qualité annoncée en grande pompe par le ministre de l’Éducation Nationale », indiquent les membres du Collectif de l’ESPE. Ils citent, entre autres, le déficit de formateurs face à une augmentation du nombre d’étudiants, ainsi que la place du concours en fin de première année (formation en 2 ans), laquelle ne se résume du coup qu’à une préparation dudit concours au détriment de la préparation au terrain, avec les catastrophes pédagogiques à venir aussi bien pour les professeurs que pour les élèves. « Des cours ou des matières ne sont pas dispensés, comme l’art visuel ou la préparation au concours de français ou de mathématiques. Il y a aussi une réduction des travaux dirigés de préparation aux stages », souligne l’un des membres du Collectif en 1re année de formation.

Aujourd’hui, le conseil d’école devrait permettre de reprendre les revendications des étudiants, qui mettent un point d’honneur à agir dans le calme, mais dont on sent déjà poindre le désenchantement face à la « machine » Éducation Nationale.